Mon penchant pour la procrastination me pèse vraiment... C'est décidé, demain j'arrête.

vendredi 8 janvier 2010

L'attentat, Jules !



Au départ et fondamentalement, je suis pénible. (Genre : si c'est pas moi qui l'ai fait c'est mal fait, si c'est pas moi qui le dit c'est mal dit, vous voyez ? )
Comme je suis quand même gentil, j'essaie (je tente) de ne pas laisser trop libre cours à ce penchant naturel avec mes proches, qui auraient tendance à saturer, à force.
Donc je suis friand de tout sujet de fâcherie qui me permette de déverser ma bile sur des gens qui n'en ont rien à faire pour la bonne raison qu'ils ne m'entendront pas. Et en l'occurence il y a peu de chances que les intéressés m'entendent ou plutôt me lisent, vu qu'on est environ quelques douzaines à fréquenter ces pages dont sans doute assez peu de journalistes "audiovisuels"... Ah, oui, c'est d'eux que je parle, eux que je maudis tous les jours ou presque (en ce moment, c'est tous les jours).
Le motif ? la tentative d'attentat.
ARRGH.
Dix mille fois par an les plumitifs ondulatoires excitent mon allergie fondamentale au pléonasme à grands coups de tentatives d'attentats...
Jusques et y compris sur France-Cul, (sur TF1 j'ai pas été voir mais y'a pas de raison) : pour un qui fait l'effort de nous raconter un "attentat manqué" ou "déjoué" en voici 43 qui nous assènent LA TENTATIVE !

Un attentat mes chéris, c'est déjà une tentative, non ? plus précisément une "tentative criminelle contre un objet, une propriété, un bien matériel" (dixit le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales ;-)

Alors une tentative d'attentat, c'est comme qui dirait un pléonasme. Et un pléonasme répété dix mille fois par an, c'est un gros motif d'irascibilité pour les mal embouchés comme moi. (si, si, je suis mal embouché, là j'ai pas encore écrit de gros mot, mais j'y pense très fort)


Et bon, la planète tourne quand même. Enfin, elle essaie. Parce que du train où vont les choses, je crois que je vais faire une bêtise.

Cet après-midi dans un flash d'infos de FIP (oui oui, même à Toulouse on l'écoute) on a eu droit à une magnifique "tentative présumée d'attentat".

(sanglot).

La percée est magnifique, et nous promet pour bientôt une "complicité de tentative de projet d'attentat"
et un "essai présumé (geste de l'arbitre) de tentative d'attentat"

Alors là, s'ils le transforment, l'essai,  je vous aurai prévenus :




JE FAIS TOUT PÉTER !!!



vendredi 1 janvier 2010

Os à moëlle et rugby à XIII...



(Lu dans "l'Os à Moëlle" n° 30 du vendredi 2 décembre 1938)

Les Sports


RUGBY à TREIZE


Un grand match de règle de 3

Sachant que Desclaux pèse 140 livres et que le kilo de joueur de rugby est à 715 francs, dire :


   1. Le prix de revient d'un essai sur le terrain de Bordeaux ;
   2. La longueur du nez du président de Perpignan ;
   3. Le nombre de poignées de cheveux que s'est arrachées le capitaine de Roanne.


    La solution de ce petit problème vient d'être brillamment donnée dimanche dernier par Desclaux lui-même : -"Qui de 15 ôte 13, a-t-il dit, reste 50 000 fr. de prime.  Je pose le ballon entre les poteaux et je retiens 88 975 fr. de recette. Comme vous voyez,c'est simple : n'importe quel saleur d'anchois de Collioure comprendrait çà..."
    Le fait est que notre Desclaux, bien que payé un prix un peu salé, mit la défense de Roanne en boîte et se révéla une huile. Sous son impulsion, les avants bordelais partirent à l'attaque en chantant L'Or du Rhin, la ligne de trois-quarts colla au ballon comme si ç'avait été un billet de mille et l'arrière ne voulut le lâcher que contre reçu. Et pourtant, à la mi-temps, ils avaient encaissé (c'est le mot) du 7 à 2.
    Mais, ayant compté la recette et s'apercevant qu'il avait récupéré les 50 000 francs de Desclaux plus 38 975 francs de boni, le président bordelais le fit savoir, et ce fut la ruée...
    Attaquant sur le côté fermé et ne se laissant pas impressionner par les porte-monnaie ouverts que lui montraient les arrières roannais, Desclaux se dépensa royalement (c'était bien son tour). Il fut partout : à l'arrière, à la mêlée, à l'avant... C'est tout juste si on ne le trouva pas en même temps à la caisse. Et il ne jouait que demi. Qu'eût-ce été s'il avait joué entier ? Au moins 100 000 dirent les mauvaises langues...
    Par 16 à 12, les roannais durent s'avouer vaincus.
    Excellent arbitrage d'un garçon de banque.


Comme on peut s'en rendre compte, l'irruption d'un sport professionnel "jumeau" du Rugby à XV n'allait pas sans polémiques, jusque dans les colonnes d'une revue aussi loufoque que l'Os...
De 1934 à la guerre, le XIII, parti de Catalogne et du Lot-et-Garonne, tailla des croupières au XV jusqu'à faire diminuer d'un bon tiers le nombre de clubs affiliés à XV...




Jep Desclaux centre et capitaine de l'USAP XV (et par ailleurs saleur d'anchois à Collioure) venait donc de se faire recruter par Bordeaux XIII, récent champion de France.
Mais malgré le résultat du match relaté, ce championnat 1939 consacra l'équipe de Roanne, dans laquelle s'illustrait un autre récent transfuge du XV, Jean Dauger, en compagnie d'un des fondateurs villeneuvois du XIII français : Max Rousié...

A suivre...

mardi 29 décembre 2009

Et surtout, la santé...

En 2009, je ne m'en suis pas trop mal tiré. Très peu de gens à qui j'avais claqué la bise en janvier en leur souhaitant la bonne année (et surtout, la santé) ont passé l'arme à gauche.

J'ai connu des millésimes plus difficiles, ce qui m'avait pratiquement amené à me cacher sous l'escalier pendant les premières semaines de chaque année, autant pour ne plus bouffer de gâteau des rois que pour éviter d'avoir à souhaiter des choses aux gens.

Aussi, en lieu et place de voeux de fin ou de début d'année, je me contenterai de partager avec vous une planche des Rubipèdes, l'inégalée saga rugbystique d'Iturria.

Et je ne ferai donc qu'un seul voeu pour 2010 : que les éditions Glénat, qui ont pignon sur rue en pays de rugby à Grenoble, rééditent enfin les Rubipèdes ! (Pierrot, fais quelque chose !)




vendredi 18 décembre 2009

Lu sur le Net...

"Compte tenu des conditions météorologiques, le site de Météo-France est temporairement saturé"

Temporairement, ou intempérairement ?

jeudi 17 décembre 2009

Ça court, un minime...

Ce samedi après-midi en région toulousaine, pas loin du zoo de Plaisance du Touch, il faisait un froid de loup...
Raison de plus pour se réchauffer en courant comme ce Baptiste-là...






(Au bout du sprint : fixation, deux passes, un essai. Un régal !)

mercredi 16 décembre 2009

Classement britannique

Pas de quoi faire bugger le tableur pour calculer le classement britannique : un petit bonus défensif pour Carcassonne défait à Chambéry, un bonus offensif pour La Seyne et c'est tout...
Chacun gagne chez soi dans cette Poule 4 ça fait quand même plus ordonné !
La notion de défense du territoire n'est pas encore démodée en fédérale 1, comme disait mon président en pissant sur les poteaux de coin.



dimanche 6 décembre 2009

Comme au bon vieux temps


(Compte-rendu pas forcément objectif de Castanet-Aubenas, Fédérale 1)

L'hiver est la pleine saison du marron ardéchois.


Aubenas était bourré de bonnes d'intentions aujourd'hui, comme l'ont vite compris ceux qui ont pu assister à la mise en condition d'avant-match :







La stratégie semblait évidente :
  1. Pourrir le match
  2. Tirer les marrons du feu
Hélas l'entraîneur ardéchois, peu féru d'onomastique, ne semblait pas connaître l'origine du nom de notre riante cité banlieusarde, et il ne tomba pas sur un ingrat quand il fondit à bras raccourcis sur Thierry Fossat son homologue castanéen.
Nous jetterons un voile pudique sur ce qui se passa après dans le couloir grillagé qui mène aux vestiaires où les deux belligérants -logiquement expulsés- furent envoyés en même temps, ce qui était certainement la plus belle bourde en matière de mélanges dangereux depuis l'explosion d'AZF.

A l'origine de ces joyeusetés, quelques marrons distribués par un troisième ligne d'Aubenas me sembla-t-il, loin des yeux de l'arbitre, et ayant entraîné des réactions classiques en pareil cas.

Le manque de présence d'esprit, d'autorité, ou de ce que vous voudrez de la part des deux arbitres assistants fit le reste, et tout partit en sucette.

Les plus calmes dans tout ça furent certainement les joueurs, qui surent rester dans le match et produire un résultat conforme au niveau des deux équipes : Castanet 19 - Aubenas 8.

A noter la brillante performance de l'ouvreur de Castanet Ricardeau pour ses débuts en équipe première...

(La BD qui illustre ce billet est extraite des Rubipèdes de Michel Iturria édité chez Glénat il y a environ 15 ans après être paru notamment dans Pilote et Sud-Ouest. Disponible chez les bouquinistes si vous avez de la chance !)

Calme plat sur le classement, que des victoires à la maison, pas de bonus...




vendredi 4 décembre 2009

A voir et à ouïr

Vu : les dernières minutes de Montauban-Clermont, (20-15). Belle fin de match, c'est tout ce que je peux en dire, et c'est déjà pas mal ! de l'attaque, de la défense, du sacrifice et de la solidarité du côté de Montauban, et des accolades pas simulées au bout du match entre des combattants épuisés.

Ouï : le public qui sifflait massivement Parra au moment de buter, et traitait peu avant l'arbitre d'e...... avec un certain sens du rythme, et beaucoup (trop) d'enthousiasme.

On ne devrait jamais écouter Montauban...



Ajuste titre

Lu ce matin en page 3 de l'Equipe :

"La France s'inquiète"

teuh, teuh (scusez-moi ça doit être la grippe).
Ouf, il ne s'agit que du tirage de la Coupe du Monde de foot. Roger Gicquel n'a pas intégré la rédaction de mon quotidien préféré... Mais ça n'ajoute rien à l'enthousiasme général d'un maussade vendredi matin.

Tenez, pour changer de ton, je préfère ressortir des archives de ce journal ce très vieux titre de la même rubrique "foot" (cité de mémoire, corrigez-moi si je me trompe) :
"Blénod réagit devant un Nœux qui se redresse"

C'est quand même mieux pour commencer la journée, non ?


jeudi 3 décembre 2009

Goupil :->

Lu avec -un certain retard- sur le site de l'US Monflanquin XV cette annonce que j'aime beaucoup, de nature à réjouir tous les renards de ma connaissance :
"Les poules sont enfin tombées"
Pourtant chez nous c'est plutôt les prunes qu'on ramasse...















L'US Monflanquin c'est le club où jouait mon papa.
La poule qui m'intéresse est la poule 1 de fédérale 3 Sud-Ouest. Elle s'est cassée en tombant, et j'y ai trouvé, outre Monflanquin où donc mon papa est né et a joué, Castillonnès où je suis né et où j'ai joué (au football ! :o) et Villeréal (juste entre les deux).
Les week-end où je vais voir ma maman, je fais le tour des trois bastides en une matinée en VTT...
Les coéquipiers de mon fiston, minimes de Castanet, jouent contre Perpignan ou Pau... C'est pour ça qu'ils veulent tous des scooters, sans doute ! L'équipe de ma fille (Nice) joue contre Saint-Etienne, Chambéry, Le Creusot...
Les voyages forment la jeunesse. (Mais ils déforment les chapeaux, ajoutait Alphonse Allais)